APPD Toulouse

Association pour la Promotion du Patrimoine de la Daurade à Toulouse

29 avril 2009

Présentation des jeux floraux

L’Académie des Jeux Floraux,

La paroisse de

la Daurade

L’Association pour

la Promotion

du Patrimoine de

la Daurade

Communiquent :

Dimanche 3 mai 2009, à 11 heures,

Basilique Notre-Dame

la Daurade

,

Messe solennelle de l’Académie des Jeux Floraux

L’Académie des Jeux Floraux organise depuis sept siècles – 1323 -  une manifestation culturelle de grande ampleur consistant à récompenser par la remise de fleurs, des œuvres poétiques ou littéraires. Le siège de cette Académie est à l’hôtel d’ASSEZAT depuis 1895. Les membres de cette Académie, appelés mainteneurs, décernent ses prix  traditionnellement le 3 mai.

Avant d’être remises aux lauréats, les fleurs des concours sont bénies au cours d’une messe en

la Basilique Notre-Dame

la Daurade. Celui

ou celle qui reçoit trois de ces fleurs est « maître des jeux ». D’illustres auteurs l’ont été comme Ronsard, Châteaubriant, Voltaire, Fabre d’Eglantine ou Alfred de Vigny, Victor Hugo, Frédéric Mistral, pour ne citer qu’eux.

Le chanoine Marcel BAURIER, Curé de

la Daurade

, a souhaité réunir cette année - le 3 mai étant un dimanche - la communauté paroissiale à cette manifestation. Et c’est en accord avec la compagnie et son Secrétaire Perpétuel, Monsieur Jean NAYRAL de PUYBUSQUE, que cette messe traditionnelle en langue d’oc, présidée par l’abbé Jordi POASSERAT, lui-même mainteneur des Jeux Floraux, accueillera auprès des paroissiens, les mainteneurs des Jeux Floraux et tous les félibres et amoureux de la langue d’oc. Le « Poutou de Toulouse » accompagnera cette cérémonie.

L’Association pour la Promotion du Patrimoine de

la Daurade

tient à préciser :

Contrairement à l’annonce qui en avait été faite, la réception de la robe de

la Vierge

noire confectionnée par les élèves du Lycée professionnel Myriam ne pourra se faire à l’issue de la cérémonie des Jeux Floraux. Elle est remise à une date ultérieure, dans le courant du mois de mai. Cependant une robe prestigieuse du 18ième siècle, conservée en la Basilique, sera présentée à l’autel de la Vierge. L’ensemble – robe, manteau, robe de l’enfant Jésus – « montre un tissus mêlant le goût pour les dentelles et les rubans et le goût pour les bouquets au 18ième.. » Cf. « Soieries en sacristie » Christine ARIBAUD.

Marcel BAURIER, Curé de  la Daurade 05 61 29 05 35

René SOURIAC Président de l’APPD 06 87 42 55 11

Annie DREUILLE Secrétaire de l’APPD 06 09 36 12 61

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Robe_16_G_w

NOTE TECHNIQUE

Robe de la Vierge et son ensemble : robe, manteau et robe de l’Enfant Jésus.

Soie brochée à motifs de dentelles et de rubans.

France : 1770-1780

EXTRAIT de « Soieries en sacristie » Christine ARIBAUD

« L’ensemble des robes de la Vierge montre un tissus mêlant le goût pour les dentelles et les rubans et le goût pour les bouquets au XVIIIe siècle »

Au 18ième  et jusqu'au début du 19ième  les tissus n’étaient pas des tissus d’église mais de beaux tissus (Lyon, Italie) destinés aux robes de cour. Les « belles dames » les offraient à l’église après les avoir portées deux ou trois fois !

Information recueillie auprès de Dany NADAL, experte dans la conservation et restauration des textiles anciens.

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Présentation des jeux Floraux

ACADEMIE DES JEUX FLORAUX

            Instituée à Toulouse en 1323 par les Sept Troubadours sous le nom de Consistoire du Gai Savoir, puis au XVIe siècle sous celui de Collège de Rhétorique, l’Académie des Jeux Floraux, ainsi dénommée depuis les Lettres Patentes du Roi Louis XIV en 1694 et sanctionnées par le Roi Louis XV en un édit signé en 1773, organise chaque année, depuis presque sept siècles et dans le respect des traditions ancestrales, des concours poétiques ou littéraires et décerne des Prix de Mérite et de Vertu.

            L’Académie des Jeux Floraux siège depuis 1894 à l’Hôtel d’Assézat et de Clémence Isaure, après avoir été hébergé dans le salon octogone du Capitole puis au Conservatoire. Cet hôtel doit son nom à une Dame Clémence qui apparaît dans des textes du XVIe siècle qui lui attribuent une fondation pour le paiement de trois fleurs annuelles : la violette, l’églantine et le souci. C’est au cours de ce siècle que cette dame Clémence devient Clémence Isaure. Son gisant est relevé du cimetière de la basilique de la Daurade puis remanié de manière à ce que cette dernière porte dans ses mains des fleurs symboles de l’Académie et qu’elle devienne alors la bienfaitrice des auteurs. Son éloge reste un rituel jusqu’au XVIIe siècle qui sera progressivement remplacé par l’ode à la Vierge. Sa statue domine encore et toujours l’ensemble des activités de l’Académie depuis la salle des Conférences de l’hôtel qui les héberge toutes deux.

            On distingue trois sortes de Concours : le Concours des Fleurs Traditionnelles (dix prix annuels de poésie de langue française et de langue d’oc), celui du Prix des Jeunes Poètes (créé en 1983 et réservé aux moins de 25 ans) et celui des Prix Particuliers (réservé à des ouvrages de poésie ou de prose déjà publiés).

Un Recueil annuel des poésies primées est édité depuis la fin du XVIIe siècle ; cette collection permet de saisir l’évolution du goût et de la mode dans la création poétique.

Les prix décernés par les membres appelés « mainteneurs » sont traditionnellement délivrés le 3 mai (depuis 1324), en séance publique de l’Académie dans la salle des Illustres du Capitole, et revêtent la forme de Fleurs d’or, de vermeil ou d’argent.

Précédemment ce même jour, à lieu dans la basilique Notre-Dame de la Daurade une messe où sont bénies les fleurs des concours remises aux auteurs lors de la cérémonie.                     

Celle ou celui recevant trois de ces fleurs est nommé « maître des Jeux » ; ces derniers comptent d’illustres auteurs tels que Ronsard, Chateaubriand, Voltaire, Fabre d'Églantine ou encore Alfred de Vigny, Victor Hugo et Frédéric Mistral pour ne citer qu’eux.

            Les fleurs des Jeux Floraux sont l’emblème même de l’Académie et ce depuis sa naissance. On observe quelques changements au cours des siècles mais plus depuis 1895.

Actuellement l’Académie dispose de huit fleurs d’argent : la Violette qui récompense poèmes, épîtres et discours en vers ; le Souci pour les églogues, idylles, élégies et autres ballades ; l’Eglantine pour les sonnets ; le Lys qui récompense les Hymnes à la Vierge ; la Primevère pour les fables et les apologues ; l’Oeillet pour les petits genres et comme prix d’encouragement ; l’Immortelle qui était d’abord destinée à récompenser les sujets d’histoire locale, est aujourd’hui dédiée à la poésie française moderne ; et le Narcisse réservé à la langue d’oc. Une seule fleur de vermeil est décernée : le Laurier, pour la meilleure pièce du concours. C’est un Liseron d’or monté en broche qui couronne l’écrivain dont l’œuvre a enrichi son temps et glorifié la langue française (il peut être remis à titre posthume).

En association avec la Société Littéraire de Belbèze en Comminges, a été institué en 1995 au sein du concours des fleurs, un prix spécial Fleur des Neiges, devant couronner un ensemble de trois rondels ou des fables.

            L'Académie dispose annuellement d'un capital sur lequel sont attribués les Prix de Mérite et de Vertu, décernés à des familles nombreuses, des personnes âgées, malades, pauvres ou chargées d'enfants ayant besoin d'assistance.

Par ailleurs, l'Académie peut sous forme de Médailles, décerner des Prix destinés à reconnaître certaines actions méritoires de solidarité, d'assistance ou de bienfaisance.

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